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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 13:55
Pourquoi je suis Charlie ?

L’émotion est si forte, après l’attaque de Charlie Hebdo, qu’il m’a fallu un peu de temps pour réagir à ce carnage, pour prendre la plume après avoir laissé couler les larmes.
En tant que personne, je m’associe à la douleur des proches des victimes, quelles qu’elles soient, et je souhaite leur apporter mon soutien face à la perte brutale de leur parent, conjoint, collègue ou ami.
En tant qu’éditrice, je m’indigne forcément, tant m’est précieuse la liberté d’expression, mais aussi de publication qui lui est consécutive. Cet acte terroriste vise à provoquer l’autocensure par la terreur, ce que je ne peux accepter.

Pourquoi je suis Charlie ?
Devant l’incompréhension de certains quant à la reprise quasi-unanime de ce slogan, et étant donné que la première chose que j’ai faite, c’est de l’adopter, je vais expliquer ici ce qu’il représente pour moi et ce que je souhaite dire à travers lui (pour en connaître l’origine, voir cet article).
Je comprends les craintes de « récupération », de « suivisme », ou que sais-je, mais le mouvement m’a paru si spontané et empreint de valeurs partagées que, personnellement, je m’y suis retrouvée d’emblée, même si un slogan si bref ne peut qu’être objet d’interprétation.

Cette affirmation, « Je suis Charlie », ça veut dire que c’est un peu moi qu’on a blessée en attaquant Charlie Hebdo, je me sens blessée dans mes valeurs, dans mes principes, dans ma défense du droit à l’expression des peuples. D’autre part, je publie moi aussi des choses qui peuvent ne pas plaire à tout le monde, et j’assume, comme Charlie, je revendique, même, de pouvoir le faire sans être inquiétée par une censure quelconque ou pire, par des armes à feu.

Je ne défends pas un propos particulier tenu par Charlie Hebdo (je partage souvent leurs opinions, mais pas toujours), j’affirme en revanche leur droit de les tenir, quels qu’ils soient, du moment qu’ils respectent certains principes d’ailleurs inscrits dans la loi : pas d’incitation à la haine, à la violence, à la discrimination.
Leur travail réside principalement dans la satire, avec l’outrance que celle-ci peut comporter, et j’estime que la satire est un élément nécessaire au brassage d’idées démocratique, parce qu’elle nous bouscule, nous dérange, et qu’on a parfois besoin d’être bousculé dans ses idées pour réfléchir et évoluer.

Je peux être en désaccord avec quelqu’un, cela ne m’autorise pas à prendre un flingue pour dézinguer le moqueur, l’impertinent, celui qui a l’outrecuidance d’avoir des opinions ou un dieu différents des miens.
Dans une telle situation, il est probable que je prendrais d'abord un temps de recul, car l’action irréfléchie est souvent pire que le mal. Et si une envie irrépressible de riposter s’imposait à moi, j’userais alors du mode d’expression qu’il me plairait d'utiliser : dédain, repartie piquante, droit de réponse sérieux, procès si les limites de la liberté d’expression me paraissent franchies (car oui, il y en a)…
Mais le langage des armes ne permet pas de débattre, juste de s’entretuer. Répondre par une tuerie à des dessins humoristiques sarcastiques, c’est totalement disproportionné (et crétin, étant donné que les fameux dessins font à présent le tour du monde entier). Bref, une condamnation à mort pour des dessins satiriques, je ne digère pas.

Ce que dit aussi « Je suis Charlie », c’est que malgré sa décapitation, Charlie n’est pas mort : il survit à l’assassinat de ses défenseurs à travers moi, à travers toutes les personnes qui se sont reconnues dans ce slogan.
Je dirais même plus : Charlie n’est jamais aussi vivant que lorsqu’on prend conscience de sa puissance, et sa portée est désormais soulignée à travers le monde entier, ses couvertures circulent sur Internet et font la une des journaux internationaux ! (j’en connais qui doivent bien se marrer…).

Pour terminer cette tribune, je souhaite saluer le courage de ceux qui osent s’exprimer librement dans des contextes où cela est difficile, voire dangereux, qu'ils soient artistes, journalistes ou simples citoyens, et j’appelle au soutien d’organisations comme Reporters sans frontières ou Amnisty International.

Je rappelle aussi que la presse et l’édition sont des remparts de la libre expression, et j’appelle au soutien des artistes et journalistes engagés ainsi qu’à celui des éditeurs et groupes de presse indépendants. Achetez des journaux, achetez des livres pour exercer votre droit à la libre information et au brassage des idées et soutenir ainsi des structures qui ont souvent du mal à survivre ! Abonnez-vous à Charlie, au Canard enchaîné, au Ravi, ou à ce qu'il vous plaira, du moment qu'on y débat avec des mots, des dessins, et non des armes… !

« Soutenons la liberté de la presse, c’est la base de toutes les autres libertés, c’est par là qu’on s’éclaire mutuellement. »
« Le droit de dire et d’imprimer ce que nous pensons est le droit de tout homme libre, dont on ne saurait le priver sans exercer la tyrannie la plus odieuse. »
Voltaire

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 19:18

Sur Les Bouquinautes, un super article qui vous dit tout sur Les Netscripteurs et leurs auteurs !

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 12:12

Certains ont déjà entendu parler de cette initiative sur Facebook et Les Netscripteurs s’y associent avec plaisir tant les projets concernés correspondent avec nos aspirations.

 

De quoi s’agit-il ?

1. Un projet destiné à mieux faire connaître les littératures SFFF francophones (science-fiction, fantasy, fantastique et horreur) dans les pays anglo-saxons,

2. Une opération visant à promouvoir ces littératures dans notre pays.

 

Pourquoi ?

1. Les éditeurs anglais et américains, entre autres, ne s’intéressent plus guère à la littérature française* (voir ces articles : http://www.bbc.com/news/magazine-25198154 et http://www.lesinrocks.com/2009/03/14/actualite/pourquoi-les-americains-ne-lisent-pas-les-romans-francais-1143351/).

Face à ce constat, il convient déjà de faire connaître la diversité de la production éditoriale francophone, et en particulier les littératures SFFF qui font l'objet, notamment en France, d'un fort dynamisme et pourraient mieux correspondre à certaines attentes des lecteurs anglophones.

2. Parce qu’hélas les littératures SFFF demeurent sous-estimées en France (voir http://www.telerama.fr/livre/la-science-fiction-n-a-t-elle-plus-d-avenir,115187.php, article qui a provoqué de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux), dédaignées par les libraires « généralistes », et finalement méconnues du grand-public, en dépit des foules qu’attirent des événements comme les Utopiales à Nantes, les Imaginales à Épinal ou Trolls et Légendes en Belgique.

 

Les actions :

1. La pétition pour promouvoir les littératures SFFF francophones auprès des éditeurs et lecteurs anglophones, que vous pouvez signer pour soutenir cette initiative : https://secure.avaaz.org/fr/petition/Editeurs_anglophones_anglais_canadiens_americains_Promouvoir_la_litterature_SFFF_francophone_aupres_des_editeurs_angloph/?nFBIAeb

2. Participez à l’événement « Le 1er septembre, j'achète un livre/ebook de SFFF/horreur francophone » et indiquez vos acquisitions sur la « page événement » Facebook de l’opération : https://www.facebook.com/events/685049051573050/?ref_dashboard_filter=upcoming

 

De nombreux éditeurs proposent une opération promotionnelle spéciale pour fêter cet événement, chez Les Netscripteurs, nous vous proposons :

du samedi 30 août au samedi 6 septembre 2014

un badge offert avec tout livre papier commandé

(via notre site Internet, Amazon, ou par votre libraire chéri)

des réductions sur les prix de nos ebooks : 2,99 € le roman,

pour toute commande sur Immateriel.fr et ses plateformes partenaires

(dont de nombreux libraires).

 

InvasiondesgrenouillesAffiche.jpg


D’où ça sort ?

Comme il vaut mieux agir que se lamenter, ce sont des auteurs qui ont initié ces opérations : Gaëlle Dupille, soutenue par le collectif franco-québécois des Fossoyeurs de rêves et la « Défense transatlantique du fantastique », auxquels se sont associés de nombreux auteurs et éditeurs.

 

Pour plus d’info :

La page Facebook de L’invasion des grenouilles : https://www.facebook.com/invasiondesgrenouillesinvasionofthefrogs?fref=ts

 

 

* Pour rester sur le sujet de la traduction en anglais de textes francophones, cet article du blog de Lionel Davoust apporte un éclairage complémentaire : http://lioneldavoust.com/2012/question-pourquoi-nes-tu-pas-traduit-en-anglais/.

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 19:05

Orgas2.jpgL'équipe des Oniriques à la fin du festival

 

Vous voyez régulièrement, que ce soit dans les petits comptes rendus des Netscripteurs au retour des manifestations ou dans ceux de nos confrères, des remerciements éperdus aux « orgas ». Mais-qui-c’est-ceux-là ?

C’est très simple : les « orgas » sont les organisateurs de ces belles manifestations qui, en plus de nous permettre de faire découvrir nos auteurs et de vendre des livres, nous donnent l’occasion de nous « ressourcer » – exposants et public – dans des ambiances magiques.

Je souhaite à nouveau les remercier collectivement ici, car ce sont eux qui, au-delà des beaux discours, œuvrent dans l’ombre pendant des mois, puis courent dans tous les sens le jour J pour s’assurer que tout se passe au mieux.

 

7Caroline.jpgCaroline au micro, à Lambesc

Je parle ici de ceux qui ne font pas dans l’événement « vitrine », lisse, creux, uniquement destiné à accroître leur propre prestige, mais bien de ceux qui osent prendre le risque de manifestations vivantes, riches de contacts humains, de rencontres chaleureuses… qui ne s’intéressent pas seulement aux « stars », mais aussi aux auteurs émergents, aux artistes qui sortent des sentiers battus, aux passionnés qui font vivre la vraie culture de notre pays. Car des talents, il y en a ; mais il est plus difficile de se donner la peine de les soutenir plutôt que de profiter de leur notoriété.

Nous n’ignorons pas les difficultés qu’ils doivent surmonter, la ténacité qu’il faut pour créer (ou maintenir) un événement, parfois dans des territoires où ce type d’événement est totalement absent, la multiplicité des tâches à prévoir et à organiser : sensibiliser les politiques et obtenir des fonds, inviter des auteurs, trouver et négocier des salles, nouer des partenariats pour proposer aux petites structures des solutions d’hébergement et de restauration économiques, réunir un budget et des bras pour l’accueil, la communication, la décoration, la restauration et la buvette… programmer des échanges (par exemple des tables rondes, ou des rencontres avec les publics scolaires), des animations originales…

5ChristopheFred.jpgJe pense aussi bien sûr aux équipes, souvent bénévoles, à tous ceux qui viennent donner un coup de main pour diffuser affiches et programmes, offrir un hébergement « chez l’habitant », proposer un café ou une bouteille d’eau, tenir la buvette, aller chercher les auteurs à la gare…

Christophe (avec l'ami Fred),
à Caudeval

Ces gens-là mettent en valeur à la fois leur territoire (haaa, les Ardennes vues par les yeux d’Hervé Gourdet, la gastronomie du Beaujolais à l’honneur à Crêches/Saône, le plaisir des rencontres avec les Hobbits de Caudeval…) et le vivier culturel français, bien plus que les stupides émissions de « téléréalité » ou les événements « prestigieux » mais creux.

OrgasChim.jpgL'équipe des Chimériades, autour de Camille et Philippe

 

 

 

Alors voilà, dans notre pays, il y a beaucoup de c…, mais il y a aussi plein de gens merveilleux, souvent discrets, à qui nous devons une culture vivante, riche, et dont nous pouvons être fiers.

 

Dédicace spéciale à Marie-Charlotte, Fred, Georges et Caro, Camille et Philippe, Hervé, Julien et AOA Prod., Christophe et ses Hobbits, Céline, Taly…

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 12:52

Je n’ai guère eu le temps, au cours des derniers mois, de poster ici mes « états d’âme » d’éditrice.

En effet, le travail sur les publications des Netscripteurs s’accompagne de travaux pour d’autres structures (en correction et mise en page notamment) qui, s’ils sont tout à fait nécessaires pour financer les projets et la survie de la maison d’édition, me tiennent fréquemment occupée pendant plusieurs mois d’affilée et ne m’autorisent guère à prendre le temps de m’épancher.

 

Ainsi, en 2012, entre ces « travaux extérieurs » et les publications des Netscripteurs (plus importantes cette année), j’ai travaillé sans discontinuer jusqu’au mois de décembre. Ma vacance actuelle, bien que funeste au niveau financier, me donne l’occasion de faire un point et de partager avec vous mes réflexions.

 

Les ventes des ouvrages des Netscripteurs progressent indéniablement, néanmoins, elles restent largement insuffisantes pour couvrir les investissements éditoriaux.

Notre production 2012 a triplé (puisqu’au lieu d’un seul titre publié, il y en a eu trois), et nos livres ont rencontré un succès certain :


Img couv TribulationsW-copie-1- Les Tribulations amoureuses de Posseïdôn, de Louise Roullier, sont très appréciées et nous ont gagné de nouveaux fans, aussi bien dans le public que chez les professeurs et documentalistes ;


img couv Apo Prov- En attendant l’apocalypse…, anthologie réunissant les textes de dix-sept auteurs, coéditée en partenariat Nostradamus/Les Netscripteurs, reçoit des critiques très positives ;


img couv-creatureW- et Créature, la nouvelle de Sophie Abonnenc, va être adaptée en monologue par Esther Mello, pour la plus grande joie de l’auteur.

 

 


De bonnes nouvelles donc, pour notre objectif de faire connaître de nouveaux auteurs et de valoriser leur travail.

 

Hélas, j’espérais de meilleurs résultats en terme de ventes et, surtout, de pénétration chez les libraires. Alors que je ne cesse d’inciter notre public de jeunes adultes à se tourner vers les libraires pour trouver nos ouvrages, que ce soit de vive voix sur les salons ou via notre communication Internet (site des Netscripteurs, Facebook…), force est de constater que ces derniers n’ont pas été sensibles à notre effort de publier davantage pour accroître notre visibilité… À part répercuter les commandes des clients (c’est déjà bien, me direz-vous, étant donné que certains rechignent même à passer commande pour une vente assurée), ceux qui ont pris le risque de commander plusieurs ouvrages pour leur donner une visibilité en magasin sont extrêmement peu nombreux.

Le seul retour que j’ai eu à l’envoi du catalogue auprès de plusieurs centaines de libraires est l’indignation d’une personne qui s’offusquait que me voir également indiquer, sur Internet, Amazon parmi les moyens de se procurer nos livres… En même temps, aucun libraire ne s’est spontanément intéressé à ce que nous faisions…

 

Pour rappel, Les Netscripteurs existent depuis juin 2006. À cette époque, Les Netscripteurs étaient quasiment la seule structure éditoriale à s’intéresser aux jeunes auteurs (c’est d’ailleurs pour ça que je l’ai créée), les maisons d’édition en place ne s’intéressant pas à ce public d’auteurs et laissant le champ libre à des éditions « à compte d’auteur » peu scrupuleuses. Depuis, cette situation a changé puisque d’autres maisons d’édition ont vu le jour, qui permettent aux jeunes auteurs de faire leurs premiers pas dans le monde de l’édition et de se faire connaître. C’est une évolution positive car cela donne plus de visibilité à la nouvelle génération d’auteurs francophones.

Comme je suis quelqu’un de sérieux, j’ai consacré les deux premières années des Netscripteurs à continuer de me former (Asfored, stage) et à valider un diplôme dans l’édition (licence professionnelle) tout en effectuant les premières prestations et en « installant » l’activité d’édition.

COUV-photo.jpgNotre premier ouvrage est paru en 2008. Même s’il comportait certains défauts (auxquels nous remédions actuellement en préparant la version numérique), il a fait l’objet de nombreux mois de travail en collaboration avec l’auteur car le texte « de base » avait été écrit pendant son adolescence et nécessitait un travail approfondi.

img couv proph2(web)Au fur et à mesure du travail sur les tomes suivants (il s’agit d’une série de fantasy), j’ai eu l’immense plaisir, ainsi que ses lecteurs, de voir évoluer et s’améliorer l’œuvre de l’auteur, car ce sont des « auteurs en devenir » avec lesquels je travaille, et le public peut partager leur évolution, constater leur progression en même temps que leurs qualités personnelles indéniables. C’est un projet ambitieux et un investissement personnel énorme que de travailler ainsi à « l’éclosion » de nouveaux auteurs.

 

Puisque les libraires sont peu enclins à mettre en valeur nos productions, c’est sur les salons que nous trouvons à faire partager notre passion pour la lecture et l’écriture des jeunes auteurs, et en particulier sur les salons consacrés aux littératures de l’imaginaire.

 

Je souhaite ici remercier tous les organisateurs de salons qui nous ont aidés à nous faire connaître, grâce à leur absence de préjugés à notre égard, en facilitant notre venue, notamment sur le plan de l’hébergement (Maryline et Hervé pour le Printemps des Légendes de Monthermé, Marie-Charlotte et Claude pour Zone Franche de Bagneux, Georges et Caroline pour Autres Mondes, festival de l’imaginaire du pays d’Aix, Christophe et son équipe de joyeux hobbits pour Eternelle Fantasy de Caudeval, Céline et les bénévoles qui nous ont accueillies pour Fantasy en Beaujolais…).

 

Les littératures de l’imaginaire ont notre prédilection car elles constituent un genre très ouvert et qui bénéficient en France d’une véritable dynamique, et en particulier grâce à tous ces organisateurs de festivals. De jeunes auteurs peuvent s’y faire connaître aux côtés des « grands noms », l’ambiance y est toujours excellente et propice aux échanges. Le public, et en particulier les jeunes, est toujours au rendez-vous.

 

Autre soutien précieux dans notre combat pour faire émerger de jeunes auteurs : l’association des Compagnons des Netscripteurs !

Elle a vu le jour en 2011 et regroupe des personnes de tous horizons afin d’aider Les Netscripteurs mais aussi de participer à ce qui est pour certains une première expérience associative. C’est grâce à plusieurs personnes de l’association que le site Internet des Netscripteurs a été entièrement refondu en 2011 (et que nous pouvons maintenant le gérer entièrement) et que notre sympathique logo a vu le jour !

 

Bien des avancées, donc, et bien des motifs de satisfaction, mais aussi des déceptions, et toujours la corde raide du financement…

 

im2.jpgAprès plusieurs années à ne pouvoir envisager d’y participer en raison de l’importance des coûts occasionnés, nous espérons cette année aller enfin aux Imaginales d’Epinal, l’un des festivals consacrés aux littératures de l’imaginaire les plus importants au niveau européen. Cet espoir nous est permis grâce à des arrangements avec des collègues éditeurs qui s’y rendent : partage de stand avec les éditions Argemmios, covoiturage avec les éditions Armada, location d’un gîte, plus économique que des chambres d’hôtel…

Las ! notre budget est au plus bas en raison des investissements en matériel de 2011 et de nos publications multiples de 2012 (outre le coût direct de ces publications, je ne réalise pas de prestations extérieures rémunératrices pendant ce temps), d’où une grosse hésitation de ma part pour tenter l’aventure. Mes collègues éditeurs ont réussi à me convaincre de l’intérêt pour Les Netscripteurs d’être présents aux Imaginales, mais y arriverons-nous… ?

 

Cela ne sera pas possible sans l’appui de l’association des Compagnons des Netscripteurs et de toutes les bonnes volontés qui nous aideront financièrement à y aller. Une campagne sera menée très prochainement dans cette optique. J’espère que vous y serez sensible et que, vous aussi, vous nous donnerez un coup de pouce !  (parce que dire que c’est bien de faire émerger de jeunes auteurs, c’est bien, mais nous aider à le faire, c’est encore mieux ;)

N’hésitez donc pas à partager largement autour de vous notre campagne d’adhésion et de dons à l’association, que ce soit par Facebook (un « événement FB » a été créé) ou par sollicitation des personnes de votre carnet d’adresses.

Je compte sur vous pour être présent à mes côtés dans cette période à la fois difficile et cruciale pour Les Netscripteurs !

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 15:19

En raison d'une période durant laquelle ce blog fonctionnait mal, je l'ai un peu délaissé au profit des autres blogs des Netscripteurs, du site officiel et de notre page Facebook (ce qui fait déjà pas mal). D'autre part, force est de constater que je n'ai guère le temps de coucher par écrit mes états d'âme d'éditrice...

 

Comme la plateforme a l'air de fonctionner à nouveau correctement, je viens vous donner quelques nouvelles (parce que je suis toujours là, même si je ne suis pas ici).

 

viewer.png

Tout d'abord une date de salon :

 

Les Netscripteurs participeront,

en compagnie des auteurs Louise Roullier et SoFee L. Grey,

au premier festival ETERNELLE FANTASY de Caudeval

(près de Carcassonne), le dimanche 1er juillet 2012.

 

La marraine de cette manifestation n'est autre que

la fabuleuse illustratrice Krystal Camprubi

(ceux qui suivent se souviendront qu'elle a réalisé la couverture de Prophets, Les Enfants de la Cité maudite,
de SoFee L. Grey)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La dernière publication des Netscripteurs :

 

Img_couv_TribulationsW-copie-1.jpg

Les Tribulations amoureuses de Poseïdôn, de Louise Roullier,

sorti à l'occasion du salon Zone Franche 2012,

est le livre idéal à glisser dans sa valise :

en format poche, pas cher,

il vous permettra de profiter des amusants conseils

du dieu des Tempêtes pour draguer sur la plage

et de méditer sur le sort des femmes
dans la Grèce antique

(tout ça en découvrant des légendes très peu connues).

 

 

 

 

MdNbW

 

 

 

Si c'est votre liseuse (ou iPad, ou autre matériel électronique) que vous comptez glisser dans votre valise, sachez que

 Le Meurtre des nuages, de Lil Esuria,

est disponible dans tous les formats existants

et vous le trouverez, entre autres, ici.

 

 

 

 

img_couv_Apo_Prov.jpg

 

 

 

Les Netscripteurs continuent leur route et passent un été studieux afin de préparer les nouveautés de la rentrée :

 

l'anthologie En attendant l'apocalypse...,

réalisée en coédition avec les éditions Nostradamus,

qui réunira 17 auteurs sous une illustration de couverture signée par Elie Darco.

 

et une petite surprise...

 

 

Pour ceux qui ne suivent vraiment pas, je rappelle que Les Netscripteurs ont désormais une page Facebook, un nouveau site officiel et un nouveau logo :

LogoNtsCompl2011videW.jpg

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 00:34


Un webzine est un magazine, généralement gratuit, que l’on télécharge sur Internet en format pdf pour le lire directement sur son ordinateur (mais on peut aussi l’imprimer).

 

Prolongements de blogs ou sites Internet, œuvres de communautés ou d’associations, ils sont réalisés par des « amateurs » (dans le bon sens du terme) qui souhaitent partager leurs passions, transmettre des informations, être actifs dans leurs domaines de prédilection.

 


BanniereF2F.jpg

Fan 2 Fantasy

 FlyerVersoW.jpg

Le premier partenariat des Netscripteurs avec un webzine fut celui avec Fan 2 Fantasy.

Créé en 2008 à l'initiative de jeunes auteurs de fantasy, ce journal propose tous les deux mois des articles sur les nouveautés des littératures de l’imaginaire, et plus particulièrement de la fantasy, ainsi que des conseils pour les jeunes auteurs (la page de téléchargement du journal).

L’association est également présente sur de nombreux salons afin de faire connaître jeunes écrivains et illustrateurs.

 

Outre les nombreuses discussions avec Mestr Tom, longtemps président et cheville ouvrière du journal, j’ai corrigé plusieurs numéros du journal pour ensuite passer le relais à une nouvelle correctrice, Joëlle Lechartier, non sans l’avoir conseillée préalablement. J'y ai aussi écrit quelques articles. Par ailleurs, les auteurs des Netscripteurs ont eu le plaisir de participer au salon du livre de Paris 2009 sur le stand de l’association.

 


BanniereGE.png

Génération Écriture

 

FlyerGE.jpgLe projet Génération Écriture est soutenu par Les Netscripteurs depuis son origine.

Ce collectif d’auteurs de blogs à connotation littéraire (« blogs romans », chroniques de lectures, annuaires, poésie…) de la plateforme Skyrock met en place divers projets visant à faire reconnaître la jeune communauté littéraire tout en permettant aux jeunes auteurs d'en apprendre plus sur leur passion, sur le monde de l'édition, etc. : « Solidarité, persévérance, rêve, entraide : autant de valeurs que nous défendons, afin de pousser les jeunes auteurs à exploiter leur talent. »

En plus de la publication de leur webzine, Génération écriture participe à des événements, élabore des projets d'écriture à plusieurs mains, organise des tables rondes IRL (in real life, c’est à dire de vraies rencontres, dans, différentes villes françaises), dernier projet en date : la mise en place d’un salon littéraire virtuel pour des discussions thématiques en direct.

 

Le soutien des Netscripteurs n’est pas seulement d’ordre moral, il s’est notamment matérialisé par une invitation à partager le stand des Netscripteurs et à venir discuter lors d’une table ronde au salon Zone Franche 2011.

Je vous conseille particulièrement le premier numéro hors-série du webzine où vous trouverez des interviews de SoFee L. Grey et Lil Esuria. ;)

(la page de téléchargement du webzine)

 

 

Banniere-Ymagineres-2-a-.jpg


YmaginèreS

 

YmagineresN0.jpgLes Netscripteurs sont à présent partenaires d’un tout nouveau webzine, dont le généreux premier numéro vient de paraître : YmaginèreS (la page de téléchargement du webzine).

 

Grâce à une équipe rédactionnelle large et diversifiée, YmaginèreS se consacre à tous les domaines où l’imaginaire est source d’inspiration (littérature, BD, cinéma, jeu vidéo, jeu de rôle…) à travers news, articles de fond, critiques, interviews, nouvelles, scénarios et aides de jeux, concours….

 

A la une de ce premier numéro qui vous offre 235 pages, des interviews de John Lang (le créateur du fameux Donjon de Naheulbeuk), Stéphane Tamaillon et Sire Cédric, un dossier sur « les voyages de l’imaginaire », un zoom sur Isaac Asimov, une partie « jeu de rôle » bien fournie et très accessible aux novices, et bien d’autres surprises.


 Mes jeunes amis auteurs y trouveront un concours de nouvelles (il y en a souvent aussi dans Fan 2 Fantasy, dont un annuel qui fait l’objet d’une publication en livre), mais aussi une page qui répertorie de nombreux challenges et défis littéraires afin d’affuter vos plumes.


 

On peut également retrouver YmaginaireS sur son blog et son forum.

 

Je ne l'avais pas précisé, mais ces trois webzines sont gratuits, alors : à vos téléchargements !


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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 10:39

 

Pas trop de temps pour coucher mes états d'âme sur le papier...

 

Le lancement des premiers livres des Netscripteurs a engendré de nouvelles tâches très prenantes : contacts presse, contacts libraires, recherche et participation à de nombreux salons... car ce n'est pas le tout d'éditer un livre, encore faut-il le présenter et le vendre !

 

Cela s'ajoute à un travail éditorial important sur les prochaines publications et, parce qu'il faut bien financer tout ça, des travaux de correction et de mise en page pour d'autres éditeurs, longs et minutieux, comme doivent l'être les travaux de correction.

 

Les nouveaux manuscrits reçus sont donc "en attente" depuis un petit moment, et je prie leurs auteurs de pardonner le manque de célérité de mes réponses. Je préfère prendre le temps de "mettre les choses en place" et de bien accompagner la sortie des premiers livres, car, ne l'oublions pas, la maison d'édition Les Netscripteurs est toute jeune et doit encore faire sa place dans le paysage éditorial.

Par ailleurs, c'est un parti pris que de prendre le temps nécessaire au travail avec les auteurs retenus et, comme il était annoncé, Les Netscripteurs publieront donc peu (1 à 3 livres par an). Alors, ne vous inquiétez pas, malgré le temps qui s'écoule, vous gardez vos chances de figurer sur notre planning de publication si votre manuscrit est sélectionné (mais n'oubliez pas de nous avertir si un autre éditeur décidait de les publier entre-temps).

 

J'en profite pour vanter les mérites de "l'épreuve du placard", qui consiste, une fois un manuscrit "terminé", à le laisser reposer quelque temps, à "l'oublier" en quelque sorte, pour le regarder d'un oeil neuf le jour où on l'exhume de sa retraite. Je vous invite à prendre ainsi les délais importants qui sont les miens, comme une manière de se détacher un peu de son travail pour y revenir plus tard avec plus de lucidité et de maturité, en se mettant plus facilement dans la peau du lecteur lambda.

D'ailleurs, les textes que j'ai choisi de publier jusqu'à présent (Prophets et Le Meurtre des nuages) ont également connus  une longue période de repos, car écrits par leurs auteurs plusieurs années auparavant (vers 14-15 ans). Je les ai pourtant préférés à des textes plus récents de ces auteurs, parfois davantage travaillés dans la forme, pour leur sensibilité, leur "âme" et aussi le recul que pouvaient avoir leurs auteurs pour y retravailler en vue d'une publication.

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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 23:22


*en référence au titre Qui a peur de la littérature ado? par Annie Rolland (Ed. Thierry Magnier)

Une journée organisée par BDP Gaston Deferre
et le groupe PACA de l'ABF
(Association des bibliothécaires de France)
le jeudi 24 septembre 2009
à Marseille
.



Etaient au programme :

Les romans pour adolescents en procès
.
Conférence par Joëlle Turin, formatrice et critique de littérature de jeunesse.

Les livres qui nous dérangent dérangent-ils autant les adolescents ?
Table ronde animée par Françoise Ballanger, formatrice et critique de littérature de jeunesse, avec Jean-Marc Talpin, psychologue clinicien, Soizig Le Bail, directrice de la collection Romans au Editions Thierry Magnier et Joëlle Turin.

Questions et échanges


Bientôt mon petit compte-rendu de cette journée parmi un public de bibliothécaires et documentalistes : pas le temps, hélas...

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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 23:08
les 18 et 19 septembre 2009 à Marseille.

Quinze éditeurs de la région PACA invitaient et présentaient quinze éditeurs hors région au cours de ces rencontres bien plus ouvertes que leur intitulé ne le laisse paraître, l’occasion de rappeler la diversité de l’édition française et son intérêt dans un contexte de concentration au sein de grands groupes multimédias.

On pouvait y découvrir des éditeurs engagés qui défendent leurs livres et leurs auteurs malgré les difficultés auxquelles ils sont confrontés (moyens financiers, diffusion, accueil mitigé des libraires).

Deux conférences permettaient d’élargir le débat :

Conférence d’Eric Vigne, directeur de collection chez Gallimard (pas vraiment un « petit » éditeur, mais pas non plus un grand groupe multimédia) et auteur de Le livre et l'éditeur (2d. Klincksieck).
Dans mes notes :
- La prégnance de la communication audiovisuelle favorise les grands groupes multimédias, comme Hachette qui peut faire la promotion de ses ouvrages à travers les médias qui lui appartiennent (TV, radio, presse féminine…).
- Le développement de la vente des livres en grande distribution (grandes surfaces généralistes ou spécialisées) – 25 % du livre de poche – où les productions atypiques sont peu visibles voire absentes, car y figurent principalement les « meilleures ventes » des librairies classiques, c’est-à-dire un choix très limité.
- Une certaine homogénéisation des écritures et des formats dans la production actuelle.
- La définition de l’« indépendance » d’un éditeur à partir de maîtrise de son capital, qui induit l’indépendance dans les choix éditoriaux et une plus grande proximité avec la diffusion/distribution. Elle se traduit souvent (mais pas forcément) par des ouvrages plus originaux, pas forcément dans « l’air du temps », qui peuvent ainsi heurter, mais aussi faire réfléchir en offrant des points de vue à l’encontre des idées reçues.

Conférence de Francis Combes, président de l’association L’Autre Livre et directeur des éditions Le Temps des cerises
.
Dans mes notes :
Environ 3000 maisons d’éditions en France, mais deux groupes (Editis, Hachette) réalisent plus de la moitié du chiffre d’affaires, d’où de grandes disparités dans les moyens financiers, la diffusion, la distribution, la philosophie des éditeurs.
Les éditeurs indépendants sont le lieu privilégié de l’émergence d’une pensée critique qui explore les profondeurs de l’inconscient collectif.
Les éditeurs indépendants sont pénalisés en termes d’accès au marché (conditions des diffuseurs, distributeurs, libraires, possibilités de communication sur leurs ouvrages…).
Parmi les actions et revendications de l’association L’Autre Livre : interpellation des pouvoirs publics, réforme du CNL, entraide des éditeurs notamment pour la diffusion/distribution, le rôle des régions est souligné [notamment à travers les agences régionales du livre], recherche du soutien des lecteurs, militance pour « l’amour des livres »…

Bien sûr, ce n’est là qu’un très bref résumé !
Les éditeurs qui se sont présentés (ou ont présenté leurs confrères) ont permis l’ouverture vers le détail, la spécificité, mais aussi de faire apparaître les caractéristiques communes : la passion, l’engagement vis-à-vis des auteurs, du public, les choix assumés malgré les difficultés.

Ma sélection perso : Agone et L’Échappée pour la réflexion critique, Attila et Cambourakis pour le décalage et l’ouverture, Où sont les enfants et La Compagnie créative pour un nouveau regard sur le livre pour enfants, mais bien d’autres éditeurs, notamment de poésie, pourront retenir votre attention.


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