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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 01:16

Les libraires entrent dans la danse pour faciliter l’accès des lecteurs aux publications des Netscripteurs.

Malgré la connotation «web» des Netscripteurs, j’ai souhaité que nos publications revêtent la forme traditionnelle de «livre papier» (bien que d’autres formes, notamment électroniques, soient également envisagées par la suite).

En effet, même les lecteurs français qui utilisent quotidiennement le support électronique pour leurs loisirs plébiscitent le «livre traditionnel», très peu encore ont fait l’expérience de la lecture sur écran.

J’avoue que pour ma part, si j’ai déjà acheté des « fichiers-livres » à lire sur mon ordinateur (et que j’imprime généralement en fait…), je n’ai pas fait l’acquisition d’une « machine » dédiée à cet usage. Si certains affirment que l’on peut avoir un plaisir de lecture satisfaisant avec un tel matériel (voir les articles très intéressants de François Bon à ce sujet), j’incline plutôt à imaginer l’avenir avec un lecteur plus polyvalent qu’uniquement destiné aux livres…
Cela dit, j’aime tellement le contact du papier… J’ai ce goût un peu fétichiste pour « l’objet-livre » (le summum étant lorsque le fond et la forme sont beaux tous deux et se complètent harmonieusement), je n’ose même pas évoquer l’odeur douce et chaude des reliures de cuir…

De plus, à l’heure actuelle, seule la forme « papier » se voit officiellement reconnaître le statut de livre (comme en témoigne le taux de TVA applicable au livre électronique).

Et le livre «papier» offre aussi cet autre avantage : il est le cœur du métier de libraire, médiateur idéal entre l’auteur et le lecteur, offrant au lecteur un niveau supplémentaire d’appréciation (voire d’expertise) et de conseil, complémentaire à celui de l’éditeur. Encore faut-il qu’il ait de l’intérêt pour le genre littéraire que vous publiez et le public que vous souhaitez toucher… J’avoue que, pour ma part, je lui demanderais volontiers encore davantage, une sorte «d’engagement personnel», un soutien aux petits éditeurs dont ils apprécient la démarche (nombre d’entre eux le font d’ailleurs, et c’est ce qui permet à la France de conserver encore sa «bibliodiversité»).

Je suis à présent, après le long travail éditorial et la partie technique de la fabrication, dans la phase de développement commercial destinée à faciliter l’accès des lecteurs aux livres des Netscripteurs, et me voilà donc partie à la conquête des libraires !
J’avoue être aidée dans cette tâche par le magnifique travail de SoFee L. Grey et la qualité du premier texte qu’elle livre à ses lecteurs. Je ne doute pas que nombreux seront ceux qui tomberont sous le charme de son écriture poétique et violente.

Les libraires qui partageront le projet des Netscripteurs en acceptant de distribuer leurs livres seront annoncés sur une page de ce blog régulièrement mise à jour. La mise en place étant progressive (et les libraires parfois réticents à accorder une place à notre production), venez souvent la visiter pour voir si nos livres arrivent près de chez vous (et n’hésitez pas à en parler à votre libraire afin qu’il nous contacte).

Je vous dirais juste un petit mot supplémentaire sur le premier d’entre eux à nous avoir fait confiance, en l’occurrence Laurent, de la Librairie de Provence, à Aix en Provence. Très apprécié des amateurs de fantasy (dont notre auteur), il fait partager ses passions au cœur d’un rayon consacré, outre à la fantasy, aux autres littératures de l’imaginaire, fantastique, science-fiction, horreur, mais aussi au roman policier. Il faut d’ailleurs quelque perspicacité pour dénicher son rayon (à l’escalier d’accès caché au fond du rayon bd/manga de la librairie), mais cela vaut la peine : large choix de lecture et bon accueil garanti !


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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 18:40
Même si je confessais dans mon précédent billet être pour l’instant seule à faire « avancer la machine », ne croyez pas pour autant que je sois isolée dans ce projet « insolite » de mettre en avant la créativité littéraire des jeunes…

En effet, je souhaite profiter de cette tribune pour remercier tous ceux qui ont su, à des degrés divers, m’apporter leur concours ou leur soutien :
  • Mes associés : mes parents, Guy et Mone, pour leur appui inconditionnel et, comme le dit si bien SoFee, «pour m’avoir laissé y croire» ; et mon compagnon, Christian Hussy, pour son engagement à mes côtés et ses conseils techniques sur le traitement de l’image.
  • Ma nièce Noëmie, et son amie Laurie, qui, par leur activité précoce d’écriture, m’ont donné l’idée de créer cette maison d’édition un peu particulière.
  • Louis Dubouchet et Gilbert Berlioz : les premiers à m’avoir encouragée ; ils m’ont généreusement offert une partie du matériel nécessaire à mon « installation » ainsi que leurs conseils avisés notamment en matière de gestion d’entreprise.
  • Maître Frédéric Proal, spécialiste du droit de la propriété intellectuelle, pour son aide dans la rédaction du contrat d’édition, et Gilles Francescano de l’association Art et Fact, pour la rédaction du contrat d’illustrateur ; merci à tous deux de leur extrême gentillesse et de leur foi en mon projet.
  • Christian Tarting, de l’IUT d’Aix-en-Provence, Greta Schetting, de l’Agence régionale du livre PACA, les formateurs de l’Asfored et les collègues éditeurs rencontrés au cours de formations ou de manifestations, pour m’avoir renseignée et fait partager leur amour des « métiers du livre ».
  • Mes clients, pour leur confiance qui m’a permis de compléter, par mon travail en prestations de service, les fonds nécessaires à la première publication : les éditions Philippe Picquier, la Fédération des Vidéos des pays et des quartiers, Airelles Vidéo, l’association En passant par la montagne, et surtout Marie-Christine Raguin (Ad Litteram) qui, outre une collaboration très appréciée, m’apporte sa rigueur en matière de travail sur le texte et me fait partager sa riche expérience du milieu de l’édition.
  • Les amies, dont je préserverai ici l’anonymat, qui participent bénévolement au comité de lecture des Netscripteurs et me communiquent leur perception particulière de chaque texte ainsi que leurs commentaires personnels, éclairant ainsi mes choix.
  • Les jeunes auteurs avec lesquels j’ai été en relation : Pour la joie sans cesse renouvelée que me procure la découverte leurs écrits, même s’il m’est hélas impossible (en termes de temps et d’argent) de les accompagner tous vers une publication. Que leurs textes soient ou non retenus, les liens tissés m’ont permis d’avancer dans le projet, de formaliser une méthodologie de travail et des modalités de collaboration…
    Je les remercie pour leur indulgence quant aux premiers tâtonnements de l’activité et envers mes délais «élastiques», et surtout pour leurs encouragements et leur enthousiasme à toute épreuve.
  • Et une dédicace spéciale à mon fils Tom, mon plus fervent supporter, qui, du haut de ses 10 ans, n’hésite pas à me donner ses avis personnels auxquels je tiens beaucoup…
Et comme la publication d’un livre, c’est bien sur un travail personnel de chacun mais avant tout un travail d’équipe, je tiens également à remercier tous ceux qui ont collaboré à la publication du premier ouvrage des Netscripteurs :
  • SoFee L. Grey, l’auteur de Prophets, Les Enfants de la Cité maudite, pour le plaisir que j’ai eu à découvrir son texte, la richesse et l’originalité de son style, puis à y travailler, ainsi que pour la qualité de notre relation de travail qui m’a confortée dans mes objectifs,
  • Krystal Camprubi, qui appelée un peu en dernière minute (le projet de faire réaliser les couvertures par des « débutants » ayant échoué) et malgré un planning très chargé, nous a concocté une superbe illustration de couverture que nous avons déclinée en poster et marque-pages (cadeaux pour les lecteurs qui oseront tenter l’aventure),
  • Jérémy De Crescenzo qui a retravaillé le graphisme du titre et lui a donné une tournure « pro » à partir de l’esquisse de SoFee,
  • Christian Hussy, qui a pris sur son temps libre pour réaliser l’infographie les cartes de Wenisland dessinées par SoFee,
  • les employés de l’imprimerie Horizon (Fabien Stagliano, Youri et l’équipe pré-presse, Eric et l’équipe «maîtres des machines») bienveillants envers mon « exigence » et dont le travail a permis la matérialisation de ce rêve partagé.

Eh bien ! Ça en fait du monde finalement… (ceux que j’ai pu oublier, merci de m’en excuser)
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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 17:28
L’un des inconvénients du travail mené par les Netscripteurs est qu’il prend beaucoup de temps, et cela à tous les niveaux, de la lecture et sélection du manuscrit à la finalisation et commercialisation de l’ouvrage, sans parler des tâches indirectes (site Internet, gestion…) ou des travaux réalisés en parallèle pour financer les projets…
D’une part, il y a une multitude de choses à faire, d’autre part, ces choses prennent elles-mêmes beaucoup de temps lorsqu’on choisit d’y consacrer le temps nécessaire pour les accomplir au mieux…
Dans une société où tout va très vite, cette démarche peut paraître surprenante. Mais notre credo, c’est la qualité, il en va de notre crédibilité, et par là de celle de nos auteurs. Cela n’est pas évident pour des auteurs dont le rapport au temps est accéléré et qui ne se représentent pas forcément la masse de travail que représente l’édition d’un livre dont le texte est à « peaufiner »…
Il faut se soustraire au sentiment d’urgence, pourtant omniprésent, pour prendre de la distance, permettre au texte (et aux annotations et remarques de l’éditeur…) de cheminer dans l’esprit de l’auteur, sans oublier que lui aussi a ses propres impératifs chronophages : des études en cours ou un emploi, un stage, un job d’été, voire tout simplement un coup de blues ou une panne d’inspiration…
Une fois la collaboration engagée avec un auteur, nous avons à cœur de le tenir informer de là où nous en sommes (même, et d’autant plus, si le travail sur son ouvrage est temporairement « en attente »), et de chaque étape en cours (même si l’auteur n’y a pas une part active, comme pour la fabrication par exemple). Nous considérons que cette connaissance du processus en lui-même est importante (et tant pis si, ça aussi, cela prend du temps…).
Par ailleurs, si le manuscrit d’un auteur n’est pas retenu, nous souhaitons lui renvoyer autre chose qu’un simple refus lapidaire : les atouts et les points faibles de son texte, nos réflexions à son sujet, d’éventuels conseils ; c’est-à-dire des éléments dont il pourra se saisir, qui lui permettront de garder confiance en soi, tout en comprenant mieux notre décision. En effet, le choix de publier ou pas tel manuscrit est propre à chaque éditeur, et c’est un choix très personnel (même si plusieurs personnes ont lu le texte et donné un avis, c’est en effet l’éditeur qui, in fine, prend le risque, économique et moral, de publier).

Notre objectif n’est pas de produire des auteurs « à la chaîne ». L’écrit que l’on choisit de divulguer au public contient toujours une part intime de soi, et cette intimité doit être respectée, de même que le style, la personnalité de chaque auteur. Et la « production » littéraire a subi un tel emballement ces dernières années, multipliant avec frénésie le nombre de titres parus chaque mois, qu’il ne nous a pas paru nécessaire de venir engorger encore ce « système », où un petit éditeur indépendant se trouve noyé de toute façon (et j’espère que nos amis libraires, les premiers à être confrontés à une telle masse, nous en sauront gré…). Aussi, nous ne prévoyons de publier qu’un maximum de deux à trois titres par an… mais en les défendant vraiment.

Et quand je vous aurai dit que je suis pour l’instant seule à faire « avancer la machine », vous comprendrez encore mieux cette question des délais : si je m’entoure de collaborations ponctuelles fort précieuses, je n’ai pas les moyens de rémunérer de salariés (ni moi-même d’ailleurs), car mes moyens passent avant tout dans la production, la communication nécessaire à la mise en place, et bien sûr la rémunération des auteurs. La possibilité de développer le projet des Netscripteurs passe avant tout par la reconnaissance du public (le mécénat est également envisagé, mais dépendra lui aussi du succès rencontré par les premiers ouvrages).

J’espère donc que ceux qui ont nous adressent des manuscrits (et les lecteurs) seront indulgents et comprendront la raison des longs délais qui nous sont nécessaires…
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3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 19:06
Ma « spécialité », c’est le texte. Au-delà de mon expérience professionnelle et personnelle, j’entends par là : ce qui me plait, la matière sur laquelle j’aime à travailler, tant au niveau du fond (ce qui l’on cherche à « faire passer ») que de la forme (la langue, qui se façonne au gré de chacun, mais qui doit être intelligible au lecteur).

J’ai voulu m’y consacrer à travers la profession d’éditeur, mais pas d’une manière « convenue » : j’ai souhaité axer mon projet éditorial sur une « frange » délaissée par les éditeurs plus traditionnels (et surtout plus « gros ») en quête d’une rentabilité toujours plus importante et immédiate (ils ont des actionnaires exigeants pour lesquels la littérature est devenue une « marchandise » comme une autre…), et qui travaillent avec un cercle réduit d’auteurs déjà consacrés ou ne nécessitant qu’un faible travail éditorial, sans parler des « coups » médiatiques qui polluent le paysage littéraire déjà envahi par une prolifération de productions souvent sans intérêt… (parlez-en à votre libraire qui, comme la plupart, doit sûrement pousser les murs chaque mois pour placer « l’office » des grandes maisons d’édition).

J’ai donc choisi de « produire » des « scripteurs » méconnus et bien souvent méprisés : les jeunes.
On entend dire d’eux qu’ils ne savent plus écrire, qu’ils ne lisent pas… qu’on ne les voit qu’affalés devant la télé ou à faire des conneries, sans intérêt aucun pour la « chose littéraire ». Je trouve que c’est une trahison envers notre jeunesse que de lui accorder aussi peu de crédit et de lui faire aussi peu confiance. Ainsi, par exemple, malgré leurs niveaux d’études de plus en plus élevés et des spécialisations professionnelles bien plus exigeantes que par le passé, nos jeunes ne parviennent pas à trouver leur place dans notre société (emploi, logement…).

Cette piètre considération fait fi de l’intense activité de lecture et d’écriture des jeunes sur le Web, car c’est eux, en effet, qui, majoritairement, y écrivent. Leur appropriation de cet outil pour y inventer de nouveaux types de relations sociales est remarquable, mais aussi, et c’est ce qui a particulièrement suscité mon attention, leur utilisation de ce cadre pour y déchaîner leur créativité et leur besoin d’expression. Et même si chaque blog n’est pas l’œuvre d’un génie (loin de là), un peu d’intérêt pour ce qui s’y passe, ce qui s’y dit, ouvre une porte vers d’heureuses surprises.

Cependant, plusieurs constats s’imposent : dans le foisonnement du Net, il est souvent long et fastidieux de trouver les sites qui valent vraiment le détour, la promenade prend beaucoup de temps… D’autre part, un travail sérieux de correction et de révision (même minimum) manque souvent, dont l’absence dévalue le réel talent de certains, sans compter que la lecture d’un long texte sur écran est ardue et peu plaisante. Par ailleurs, cette publication sur le Web ne permet pas une valorisation économique (gratuité totale) et morale de l’auteur (qui peut être plagié sans limite).

Cette génération de « netscripteurs », j’ai donc eu envie de faire travailler avec elle, de m’intéresser à ce qui l’intéresse sans jugement préconçu, afin de lui apporter mon expérience d’aînée et mes compétences techniques pour, ensemble, faire quelque chose, sur le modèle d’une “pédagogie du chef-d’œuvre*” tissée d’exigence et de confiance, une expérience où l’on s’investit dans la durée pour un résultat que les jeunes ont la possibilité de revendiquer et dont ils pourront être fiers.

* Philippe Meirieu, « Adolescent à l’école : est-ce possible ? », dans Cultures adolescentes, entre turbulence et construction de soi, ouvrage dirigé par David Le Breton et paru dans la collection Mutations aux éditions Autrement en 2008.
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3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 16:09
Ce nom étrange contient deux éléments :
  • « Net » : C’est bien sûr une référence au réseau Internet, qui a profondément modifié nos pratiques professionnelles et culturelles depuis maintenant plus d’une décennie. Il est également devenu le lieu privilégié de rassemblement, de socialisation des jeunes (tissage de liens sociaux, confrontation aux autres, affirmation de soi…). Puisque mon dessein est de m’adresser et de privilégier cette tranche de population, quoi de plus naturel que d’inscrire le projet des Netscripteurs sur la « grande toile » !
  • « Scripteurs » : Le scripteur, c’est « celui qui, de sa main, a écrit un texte », « une personne qui émet un message écrit »…
Les Netscripteurs, c’est donc une maison d’édition qui s’intéresse à « ceux qui écrivent sur le Net », soit aux netscripteurs eux-mêmes, cette nouvelle génération dont le rapport à l’écriture est renouvelé (et assidu) grâce à ce moyen de communication aussi novateur dans l’histoire humaine que l’a été l’imprimerie en son temps.
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